Les Dolomites, ces 5 randonnées que j’ai adorées

Les Dolomites, ses montagnes, ses lacs et ses paysages hors normes m’ont toujours attiré. J’ai toujours souhaité les explorer pour en connaître davantage, les vivre pleinement et être au contact de leur fameuse roche : la dolomie.

C’est d’ailleurs de cette roche que vient le nom Dolomites.

Cette partie des Alpes du Sud a tellement à offrir. Elle regorge de recoins qui méritent le détour, des paysages tellement spectaculaires qu’ils sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Malheureusement, les Dolomites sont aujourd’hui très prisées. L’afflux massif de touristes peut parfois gâcher leur splendeur et empêcher de profiter pleinement de cette montagne silencieuse que l’on peut connaître ailleurs. Cette région est clairement victime de son succès.

Mais vous verrez, il est tout à fait possible de trouver des coins sympas et préservés, à condition de s’en donner les moyens.

Si vous le pouvez — et je sais que ce n’est pas toujours évident — privilégiez une visite hors vacances scolaires. Septembre et octobre peuvent être des périodes idéales, c’est d’ailleurs la saison que nous avions choisie. D’autres périodes peuvent également être propices, comme avril ou mai, mais il faudra attendre la fonte des neiges et bien se renseigner sur la praticabilité de certains itinéraires de randonnée.

Si vous partez en dehors de la haute saison, n’oubliez pas de vous équiper correctement : de bonnes chaussures de randonnée, chaudes et imperméables, ainsi que des vêtements adaptés. Vous pouvez rapidement dépasser les 2 000 mètres d’altitude. Il est essentiel d’avoir un équipement compatible avec la montagne pour en profiter pleinement — et cela vaut aussi pour votre voiture ou votre van, avec des pneus hiver si nécessaire.

Et si vous aimez skier, n’hésitez pas non plus à vous y rendre durant la saison hivernale : le décor est magnifique et se prête parfaitement à une découverte des Dolomites sous la neige, à votre rythme.

Si vous êtes obligés d’y aller pendant les vacances scolaires, préparez-vous à croiser beaucoup de monde sur les randonnées les plus prisées, avec parfois des files d’attente interminables.

Alors, comment éviter la foule ? La solution la plus simple reste de se lever tôt, très tôt. Au lever du soleil, il y a moins de courageux sur les sentiers, ce qui permet d’en profiter un peu plus sereinement. La deuxième solution, c’est d’y aller en van aménagé. Si vous n’en avez pas, n’hésitez pas à en louer un : le plus connu est Roadsurfer, mais vous pouvez également en louer directement à des particuliers via des plateformes comme Wikicampers, par exemple.

En plus de dormir au plus près des randonnées, vous ferez des économies substantielles sur les nuitées en hôtel ou en location. Comptez facilement plus de 100 € la nuit si ce n’est plus selon les périodes, à environ 1 h à 1 h 30 des sites les plus connus comme Tre Cime ou le Lago di Sorapis.

En van, il est possible de dormir sur des emplacements où les vans aménagés sont tolérés et gratuits, parfois à seulement cinq minutes du départ de la randonnée menant au Lago di Sorapis, par exemple.

Bien sûr, vous ne serez pas seuls sur ce type de spot. Il s’agit souvent de grands parkings où se regroupent de nombreux vans et camping-cars, mais cela reste toujours préférable que de payer 200 à 300 € la nuit à proximité immédiate des sites. Ne vous inquiétez pas, nous reviendrons un peu plus loin dans cet article sur le voyage en van dans les Dolomites.

Mes 5 randonnées préférées :

Les Dolomites offrent une diversité de randonnées impressionnante, entre lacs d’altitude, sommets minéraux et paysages à couper le souffle. Parmi toutes celles que j’ai pu parcourir, certaines m’ont particulièrement marqué, autant par la beauté des lieux que par l’expérience vécue sur le terrain. Voici donc cinq randonnées qui, selon moi, méritent vraiment qu’on s’y attarde, que ce soit pour leurs panoramas, leur ambiance ou les émotions qu’elles procurent.

Lago di Sorapis

Nous avons commencé notre entrée dans les Dolomites par une randonnée qui nous emmène vers le célèbre Lago di Sorapis.

Ce lac me rappelle certains lacs du Canada, en beaucoup plus petit bien sûr, mais sa couleur turquoise émeraude est tout simplement invraisemblable. Elle vaut largement les 12,7 km aller-retour et un peu moins de 600 m de dénivelé.

L’approche est idéale pour prendre conscience des montagnes grandioses qui nous entourent, ainsi que de la fameuse dolomie, cette roche claire qui donne aux paysages cette teinte blanche si caractéristique. Le lac n’est accessible qu’à pied, mais le parcours n’est pas des plus faciles. Après une première partie relativement « plate », une montée plus brusque se présente, avec certaines sections pouvant devenir glissantes s’il a plu, gelé ou neigé. La prudence est donc de mise, avec un équipement adapté et surtout de bonnes chaussures de randonnée. Sur le chemin du retour, j’ai vu certaines personnes tenter l’ascension en baskets de ville… bon courage avec les passages glissants et boueux que nous avions rencontrés à l’aller.

Le sentier traverse également des portions creusées dans la roche ainsi que des escaliers métalliques pour les passages les plus abrupts. Attention donc au vertige. Cela reste toutefois tout à fait faisable, surtout si vous êtes habitués à ce type de randonnée.

Une fois toutes ces étapes passées, place à l’émerveillement. Prenez le temps d’admirer cette couleur unique dans la région, de faire le tour du lac, de vous reposer et de grignoter un peu avant d’entamer le retour, qui s’effectue par le même chemin.

Voici le parcours AllTrails à suivre :
https://www.alltrails.com/fr/randonnee/italy/veneto/passo-tre-croci-lago-sorapis

Le chemin du retour va représenter la même difficulté, avec des passage étroits où il est difficile de croiser, des endroits glissants selon la météo et attention si vous souffrez de vertiges.

Tre Cime

Une autre randonnée très célèbre à ajouter à votre programme est celle des Tre Cime di Lavaredo, qui signifie « les trois cimes » en français et connues également en allemand sous le nom de Drei Zinnen. Cette randonnée de difficulté moyenne vous fait traverser toutes les facettes des Dolomites en contournant ces trois sommets emblématiques. Le départ se situe à environ 2300 mètres d’altitude et le parcours vous emmène jusqu’au refuge Locatelli.

Ce refuge se trouve à l’opposé des Tre Cime et offre une superbe vue sur le massif. C’est l’endroit idéal pour faire une pause et déguster un apfelstrudel face au paysage.

Ne manquez pas non plus les grottes situées un peu plus haut, en dépassant la petite chapelle. Elles ont été creusées par les soldats durant la Première Guerre mondiale, lors des affrontements entre Italiens et Austro-Hongrois. Ces grottes sont aujourd’hui très connues, notamment sur Instagram, car elles permettent de créer un cadre naturel avec une vue directe sur les Tre Cime.

Si vous souhaitez ajouter un peu de marche et de dénivelé, j’ai particulièrement apprécié la montée vers le sommet du Sextner Stein, qui culmine à 2539 mètres d’altitude. De là-haut, la vue est imprenable sur l’ensemble de la région et les montagnes environnantes.

Le retour se fait par une boucle qui vous fait redescendre jusqu’à environ 2170 mètres d’altitude, avant de remonter de manière assez marquée puis progressivement vers l’altitude de départ.

Sur le chemin du retour, le sentier de la Lange-Alm vaut vraiment le détour. À proximité du refuge Malga Langalm, vous pouvez vous poser et profiter d’un autre angle de vue unique sur les Tre Cime, qui vous dominent du haut de leurs 2900 mètres d’altitude, accompagnés par le bruit de la rivière qui coule non loin.

Accès

L’accès aux Tre Cime est devenu très réglementé face à une affluence toujours importante. Pour la contrôler, les autorités ont mis en place depuis 2025 un système de péage pour emprunter la route menant au parking de départ de la randonnée.

Il est nécessaire d’acheter un ticket valable 12 heures, à réserver obligatoirement en ligne sur le site officiel :
https://pass.auronzo.info/Frontoffice

Le tarif est de 40 € pour une voiture, 26 € pour une moto et 60 € pour un camping-car. À noter que notre van, basé sur un Ford Transit Custom équivalent à un petit fourgon 9 places, était considéré comme une voiture. Nous avons donc payé 40 € pour 12 heures, une durée suffisante pour bien explorer les lieux.

Attention à bien arriver à l’heure indiquée. En principe, vous enregistrez votre plaque d’immatriculation et la barrière s’ouvre automatiquement grâce à la lecture de la plaque. Dans notre cas, cela n’a pas fonctionné et le gardien nous a ouvert après présentation du mail de confirmation imprimé. Je vous conseille donc d’avoir ce mail sur vous, au cas où.

La route est ouverte de fin mai à mi-octobre, les dates exactes d’ouvertures sont communiquées avant l’ouverture de la saison sur le même site officiel.

Une navette est également disponible depuis Dobbiaco avec la ligne 444. La réservation se fait en ligne sur le site suivant :
https://www.drei-zinnen.bz/de/ticket
La vente des billets ouvre généralement quelques semaines avant l’ouverture de la route à péage. Un autre départ est aussi possible depuis Misurina avec la ligne 31. Comptez une quinzaine d’euros, les tarifs pouvant varier.

Si vous ne souhaitez pas du tout payer et que vous avez l’âme d’un randonneur à toute épreuve, il est possible de se garer au parking du Lago d’Antorno et de suivre un itinéraire d’environ 12 km avec 600 mètres de dénivelé afin d’éviter la route à péage.

Y dormir

Si vous souhaitez passer la nuit dans le secteur des Tre Cime, deux refuges sont accessibles. Le premier est le refuge Auronzo, situé au début du sentier de randonnée, au sud des trois cimes. Les réservations se font via le site suivant :
https://rifugioauronzo.it/fr/

Le second est le refuge Locatelli, situé face aux Tre Cime. Pour réserver, il faut passer par le site officiel :
https://www.dreizinnenhuette.com/booking/index_en.php
Il faut compter au minimum 90 € par personne pour une nuit en dortoir avec demi-pension.

Les réservations sont indispensables, les places partent très vite. À noter également que les cartes bancaires ne sont pas acceptées.

Parcours de la randonnée que nous avons suivi à retrouver dans le lien suivant :
https://www.alltrails.com/fr/randonnee/italy/veneto/tre-cime-di-lavaredo-drei-zinnen

Cinque Torri

Passons à présent à une autre randonnée qui me tient particulièrement à cœur : Cinque Torri.

Les Cinque Torri, ou « Cinq Tours » en français, sont une formation rocheuse composée de cinq immenses tours naturelles, principalement constituées de dolomie grisâtre. Le site est très prisé des grimpeurs et l’on y trouve de nombreuses voies d’escalade, visibles tout au long du parcours.

Nous avions choisi une randonnée de 9,2 km au départ du Passo Giau, en passant par le Rifugio Scoiattolo. Je ne vous la conseille pas si vous n’aimez pas trop marcher : le parcours enchaîne de nombreuses variations de dénivelé positif et négatif, ce qui peut vite devenir fatigant.

En revanche, si vous êtes habitués à ce type de randonnée, elle se fait sans difficulté particulière. Les paysages sont très variés et vous êtes en contact direct avec la montagne tout au long du parcours. Vous commencez par contourner le Ra Gusela, puis vous vous dirigez vers l’arrivée du télésiège de Forcella Nuvolau et le refuge Averau, avec plus de 200 mètres de dénivelé positif.

De là, n’hésitez pas à monter jusqu’à un point de vue situé à mi-chemin entre la Lasta del Nuvolau et le Rifugio Nuvolau. C’est l’endroit idéal pour admirer le paysage et prendre conscience du chemin déjà parcouru. Faites ensuite demi-tour pour rejoindre le Rifugio Averau, puis prenez le sentier en direction du Rifugio Scoiattoli et des Cinque Torri. Cette portion est relativement plate.

Une fois sur place, prenez le temps d’explorer les environs. Écartez-vous légèrement des sentiers principaux pour découvrir les tranchées creusées dans la roche. Ce secteur a été le théâtre de nombreux affrontements entre l’Italie et l’Autriche-Hongrie durant la Première Guerre mondiale. Aujourd’hui, il s’agit d’un véritable petit musée à ciel ouvert.

Baladez-vous ensuite entre les fameuses tours pour les observer de plus près. De nombreux sentiers serpentent entre les rochers et vous pouvez voir les grimpeurs évoluer au-dessus de vos têtes.

Vous passerez notamment entre deux tours formant un tunnel naturel, créé par l’effondrement de l’une d’elles sur une autre. Les tours vous dominent du haut de leurs près de 100 mètres et les grimpeurs sont omniprésents : aucun doute, c’est leur paradis.

Dirigez-vous ensuite vers le Rifugio Cinque Torri, puis suivez le chemin vers le sud en direction du Passo Giau. À partir de là, s’enchaînent des descentes en lacets et des remontées qui sollicitent bien les jambes, toujours accompagnées de panoramas changeants et très variés. C’est d’ailleurs sur cette portion que nous avons croisé le moins de monde durant notre séjour dans les Dolomites.

Voici le parcours AllTrails que nous avons suivi :
https://www.alltrails.com/fr/randonnee/italy/veneto/passo-giau-rifugio-scoiattolo-cinque-torri-forame

D’autres alternatives existent, comme cet itinéraire en aller-retour de 8,5 km avec 350 mètres de dénivelé :
https://www.alltrails.com/fr/randonnee/italy/veneto/rifugio-cinque-torri-rifugio-scoiattoli-via-passo-giau

Ou encore cette boucle de 7 km avec 415 mètres de dénivelé positif, au départ de la Baita Bai de Dones, qui traverse une belle zone forestière :
https://www.alltrails.com/fr/randonnee/italy/veneto/baita-bai-de-dones-cinque-torri

Süd Tyrol

On se dirige à présent vers Ortisei, point de départ pour rejoindre Seceda. Cet endroit est connu pour sa vue spectaculaire sur une montagne déchiquetée, presque en forme de vague, qui fait partie des paysages les plus emblématiques des Dolomites.

Seceda

Pour y accéder depuis Ortisei, deux options s’offrent à vous. Soit vous prenez les deux téléphériques Ortisei–Furnes puis Furnes–Seceda (Furnes 2), soit vous décidez de monter à pied jusqu’au départ du Furnes 2 afin de réduire le coût du téléphérique. Le billet complet coûte tout de même 59 € par personne, contre environ 30 € si vous rejoignez Furnes 2 à pied. Je vous l’avoue, ce n’est pas donné, mais cela vaut vraiment le coup si vous en profitez pour randonner et prendre le temps de vous balader dans les alpages autour de Seceda.

Pour cela, il faut parcourir environ 640 mètres de dénivelé positif entre Ortisei et le départ du téléphérique Furnes 2.

Si vous avez un peu de chance, vous pouvez monter légèrement en voiture jusqu’à un petit parking que vous trouverez à cet emplacement :
https://maps.app.goo.gl/gv872mKQpNDy398s6

Attention, il est très petit, mais il permet d’éviter le parking payant d’Ortisei et surtout de réduire le dénivelé à environ 200 mètres seulement. Ce n’est pas négligeable. Mais si il n’y a plus de place, il faudra redescendre vers la ville et changer de programme.

Depuis ce parking, suivez la route qui descend, puis tournez à gauche sur la Streda Val d’Anna. Continuez jusqu’au Café Val d’Anna, puis bifurquez sur un sentier de randonnée sur la gauche. Ce chemin vous mènera directement au départ du téléphérique Furnes 2.

Le paiement se fait sur place. Attention toutefois, une file d’attente peut vite se former selon la période. Fin septembre, nous n’avions personne et sommes montés directement.

Une fois arrivés en haut, profitez de la vue et dirigez-vous vers les nombreux points de vue, tout est très bien indiqué.

Pour accéder au fameux point de vue que l’on voit partout sur Instagram, un agriculteur a installé un portique et demande 5 € pour y accéder. Personnellement, cela ne nous a pas semblé justifié et nous ne l’avons pas fait.

À la place, nous avons choisi la randonnée Seceda – Malga Pieralongia :
https://www.alltrails.com/fr/randonnee/italy/south-tyrol/seceda-malga-pieralongia

Il s’agit d’une randonnée de 5,3 km qui mène jusqu’à Pieralongia, une formation rocheuse en forme de V, et qui traverse les vastes paysages de Val Gardena. Le dénivelé d’environ 300 mètres se fait principalement à la fin de la boucle, lors du retour vers l’arrivée du téléphérique.

Cette randonnée permet de découvrir les grandes prairies et les alpages de Val Gardena. À proximité de Pieralongia se trouve un petit refuge où vous pourrez déguster de bons cafés au lait frais et de délicieux gâteaux.

Adolf Munkel

Pour cette dernière randonnée, je vous propose le sentier Adolf Munkel, au départ de Zans.

Avec ses 9,5 km et 460 mètres de dénivelé positif, ce parcours offre une grande diversité de paysages : forêts, rivières, montagnes et refuges se succèdent tout au long de la randonnée. J’ai vraiment adoré ce sentier.

À part les 10 € de parking (15 € si je n’avais pas négocié pour faire passer le van en catégorie voiture), il n’y a rien à prévoir de plus.

Voici le parcours à suivre :
https://www.alltrails.com/fr/randonnee/italy/south-tyrol/via-delle-odle-zanser-alm-rifugio-delle-odle-malga-dusler

Le début n’est pas le plus spectaculaire : vous montez en continu dans une forêt. Mais une fois arrivés face aux montagnes, vous ne le regretterez pas. En vous dirigeant vers le Rifugio delle Odle, vous découvrirez une vaste zone avec des bancs exposés au soleil, en lisière de forêt. Une grande plaine, un joli refuge et les montagnes en arrière-plan composent un cadre magnifique.

Lorsque vous êtes face à la montagne, tournez-vous vers la gauche : vous apercevrez Seceda au loin. Pour situer les choses, vous vous trouvez ici à l’opposé du Val Gardena, évoqué plus haut dans l’article.

Après cette pause, continuez votre chemin vers la montagne. Plus vous avancez, plus vous vous en rapprochez, et plus vous vous sentez petit face à ces immenses monuments naturels. La suite du parcours longe cette impressionnante façade rocheuse avant de redescendre tranquillement vers le parking.

Avant de repartir, n’hésitez pas à faire un tour au petit musée Dolomites UNESCO. Il explique comment cette région s’est formée et d’où vient cette roche si caractéristique des Dolomites. Vous apprendrez notamment que l’ensemble du plateau était autrefois une zone tropicale, composée de récifs coralliens et de lagons. Ce que vous avez vu durant la randonnée correspond aux vestiges de ces récifs, soulevés par la tectonique des plaques puis façonnés par l’érosion pour devenir le terrain de jeu des randonneurs et des skieurs d’aujourd’hui.

Où dormir en van ou en camping-car dans le Süd-Tyrol ?

Les spots gratuits pour dormir dans le Süd-Tyrol sont rares. Cette région autonome de l’Italie est connue pour être peu tolérante envers le camping sauvage. Malgré tout, certains endroits restent accessibles, mais ils sont peu nombreux.

Pensez à bien vérifier l’application Park4night, qui reste indispensable lorsque vous voyagez en van ou en camping-car. Certains restaurants proposent leur parking pour passer la nuit, comme ce spot à 15 € :
https://park4night.com/fr/place/625456 Il en va de même pour certains agriculteurs, moyennant une petite contribution.

D’autres endroits sont plus basiques mais tolérés, comme ce spot à Plose, payant de 8h à 18h mais après vous pouvez y dormir gratuitement:
https://park4night.com/fr/place/329982

Si les commentaires sur Park4night indiquent que le stationnement est interdit, ne tentez pas le coup.

Et dans le secteur d’Ampezzo ?

Concernant les secteurs de Sorapis et des Tre Cime, vous pouvez dormir sans souci sur ce spot :
https://park4night.com/fr/place/62313 . Ce n’est pas le plus idyllique, avec de nombreux vans et camping-cars, mais il reste très pratique.

Près du Passo Giau, vous trouverez également un spot du côté de Cortina d’Ampezzo (https://park4night.com/fr/place/582621), un peu plus intime, mais non recommandé pour les camping-cars à cause de l’accessibilité limité pour eux.

Conclusion

Ces cinq randonnées résument assez bien ce que les Dolomites ont à offrir. Chaque itinéraire a sa propre identité, son ambiance et son rythme, mais tous partagent ce même sentiment de grandeur et de dépaysement permanent. Que ce soit face à la couleur irréelle du Lago di Sorapis, au pied des Tre Cime, au milieu des Cinque Torri, sur les alpages de Seceda ou le long du sentier Adolf Munkel, on a constamment l’impression d’évoluer dans un décor hors normes.

Les Dolomites sont une région spectaculaire, mais elles demandent aussi un peu d’anticipation. Choisir la bonne période, accepter de se lever tôt, parfois marcher davantage pour éviter la foule, fait clairement la différence. En prenant le temps, en sortant des sentiers les plus fréquentés quand c’est possible, on retrouve cette sensation de montagne brute et silencieuse qui fait toute la magie des lieux.

Ce voyage restera pour moi l’un de mes plus beaux souvenirs de randonnée en Europe. Les Dolomites ne se visitent pas, elles se vivent, pas à pas. Et si vous aimez marcher, observer, prendre le temps et vous laisser surprendre par la montagne, alors nul doute que vous y trouverez, vous aussi, votre propre coup de cœur.

Si cet article peut vous aider à préparer votre itinéraire ou simplement vous donner envie de découvrir cette région, alors il aura rempli son rôle.

Conseils

Randonner dans les Dolomites ne demande pas d’être un alpiniste confirmé, mais un minimum de préparation est indispensable pour en profiter pleinement et en toute sécurité.

Le matériel et les chaussures

La base reste une bonne paire de chaussures de randonnée. Privilégiez des chaussures montantes ou semi-montantes, avec une bonne accroche et surtout imperméables. Les terrains peuvent être glissants, caillouteux ou boueux selon la météo et l’altitude. J’ai croisé trop de personnes en baskets de ville sur des sentiers clairement engagés, et ce n’est clairement pas une bonne idée.

Un sac à dos confortable est également essentiel, avec de l’eau en quantité suffisante, quelques encas, une veste imperméable, une casquette ou un bonnet selon la saison, et une petite trousse de secours et une couverture de survie. Même sur des randonnées « faciles », la montagne reste imprévisible.

Le système des couches

La météo change très vite en altitude, il est donc important de s’habiller en couches.
– Une première couche respirante pour évacuer la transpiration.
– Une couche intermédiaire chaude (polaire ou doudoune légère).
– Une couche extérieure imperméable et coupe-vent.

Même en plein été, les températures peuvent chuter rapidement au-dessus de 2000 mètres, surtout en cas de vent ou de nuages. Mieux vaut porter une couche en trop que pas assez.

La météo, un point clé

La météo est un élément à ne jamais négliger dans les Dolomites. Personnellement, j’utilise l’application Météo&Radar, qui permet de suivre en temps réel l’évolution des précipitations et des orages. C’est particulièrement utile pour ajuster une randonnée, avancer ou faire demi-tour si nécessaire.

Avant de partir, regardez toujours la météo locale par massif et pas uniquement celle de la vallée. Et une fois sur le terrain, gardez un œil sur le ciel : si les nuages montent vite ou si l’orage menace, mieux vaut écourter la sortie.

Dernier conseil

Prenez votre temps. Les Dolomites se savourent lentement. Faites des pauses, observez, écoutez, adaptez-vous aux conditions et à votre forme du jour. La montagne sera toujours plus forte que nous, et c’est aussi pour ça qu’on l’aime.

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