L’ouest des États-Unis est une partie du globe qui m’a toujours fasciné. J’ai toujours été attiré par ses paysages extraordinaires qui sont d’une beauté et d’une diversité rares, ils ont mis 2 milliards d’années à devenir ce qu’ils sont. Entre les montagnes Rocheuses qui ont atteint des sommets vertigineux et les anciens fonds marins qui, en se laissant drainer par l’eau et le vent, révèlent des couleurs de roches invraisemblables, il y a de quoi rendre fou l’amateur de géologie qui sommeille en moi.

Qui n’a jamais rêvé de voir ces montagnes rouges au soleil couchant, ces routes infinies bordées de déserts ou ces forêts où les bisons et les geysers cohabitent ? Pour moi, c’était une évidence : un jour, je devais découvrir tout cela de mes propres yeux.

De septembre à octobre, j’ai parcouru cet Ouest américain tant imaginé quand j’étais enfant. De Yellowstone au Nouveau-Mexique, j’ai découvert des lieux emblématiques et d’autres plus méconnus. Chaque virage de route était une nouvelle surprise. Chaque échange avec les habitants, une opportunité d’en apprendre davantage sur ce pays fascinant.

L’Ouest des États-Unis, c’est comme feuilleter un livre d’histoire géologique. Sculptés par le vent et l’eau, les canyons profonds et les arches naturelles racontent des milliards d’années d’évolution. Rien qu’en une heure de route, vous pouvez passer de la haute montagne aux formations rocheuses invraisemblables des déserts, comme à Arches ou Monument Valley. Sans oublier Yellowstone, où la terre semble vivante, entre geysers, sources chaudes et paysages à couper le souffle.

Ce qui a rendu ce voyage inoubliable, c’est aussi l’approche que nous avons choisie : sortir des sentiers battus pour explorer des endroits moins fréquentés, souvent réservés aux locaux. Car oui, pour ce voyage, nous n’avons pas seulement réservé nos journées à visiter les incontournables touristiques mais, au contraire, nous avons préféré sacrifier quelques endroits bien connus pour visiter des lieux qui sont majoritairement visités par les locaux. Dormir sous une tente, dans des motels typiques ou chez l’habitant, a ajouté une dimension humaine à notre périple. Je me souviens encore de cette randonnée où une agent du Bureau of Land Management semblait étonnée de croiser des Français dans un lieu si peu connu.

Pendant une grande partie du voyage, nous n’avons croisé aucun autre touriste Français, ce qui nous a permis de nous immerger totalement dans la vie locale.

Pour moi, c’est ça voyager : découvrir un pays dans toute sa diversité, rencontrer ses habitants, comprendre leurs vies et leur quotidien. Voyager et voir du paysage, c’est bien, mais rencontrer et connaître le peuple qui y habite, c’est mieux. Loin de l’image que les médias et les clichés peuvent parfois renvoyer, nous avons été accueillis avec une gentillesse et une curiosité incroyables.
Nous avons pu voir toutes les facettes américaines, des villes aux dimensions XXXL aux réserves amérindiennes livrées à elles-mêmes en passant par les villages paisibles ou parfois même abandonnés. Nous avons presque tout eu durant ce voyage du nord jusqu’au bord de la frontière mexicaine.

S’il y a une chose qui m’a marquée, c’est bien la gentillesse des Américains. Dès que nous semblions perdus ou hésitants, quelqu’un venait spontanément nous proposer son aide. Les discussions s’engageaient facilement, que ce soit lors d’une randonnée, dans un supermarché ou même au coin d’une rue.
Partout où nous allions, il y avait toujours un moment où nous nous arrêtions pour parler et discuter avec les locaux. D’une nature curieuse et bavarde, la plupart des Américains discutent très facilement et sont très ouverts à tous les sujets. Il y a toujours une petite attention dans leur discussion, ne serait-ce que pour dire bonjour. Ce n’est pas un bonjour fermé mais un « Bonjour, comment ça va ? » et la discussion s’enchaîne. De même dans les auberges, dans les spots où nous avions posé notre tente. C’était partout.
Je me rappelle d’une discussion avec un couple de Philadelphie, qui me demandait pourquoi en Europe nous étions si fermés. Ils avaient énormément voyagé en Europe et ils étaient à chaque fois choqués par les réactions de certains Européens qui, d’après leurs mots, étaient plutôt fermés à la discussion. Heureusement, nous ne sommes pas tous comme ça.
Avant de partir pour la première fois aux Etats-Unis il y a trois ans de cela, j’appréhendais un peu le contact avec les Américains car c’est vrai, on en entend de tout et de rien dans notre entourage amplifié par les médias. Et dès ma première journée dans ce pays, j’avais été agréablement surpris par la gentillesse des Américains. Pour mon retour, je voulais en apprendre plus, les connaitre et savoir comment on vit dans la société américaine.
Dans la vie de tous les jours, il y avait toujours un sourire, une bienveillance. Même dans les supermarchés, je n’ai jamais autant souri. A la caisse, il y avait toujours une discussion. D’ailleurs, ce qui m’a le plus marqué, c’est qu’il n’y avait pas de portiques antivol. on rentrait et on sortait par la même porte. Les articles étaient situés avant et après les caisses et même dehors. Au début, je pensais que c’était juste propre à la première petite ville que nous avions visité mais durant tout le voyage, c’était partout pareil, du nord au sud.
Bien sûr, comme dans chaque pays, tout n’est pas parfait, et ce n’est pas un endroit où je me verrais vivre. La pauvreté est omniprésente, et il semble difficile de se faire une place dans une société aussi compétitive. Visiter les réserves amérindiennes, où une grande partie de la population est livrée à elle-même, souvent confrontée à des problèmes comme la drogue, est un choc difficile à accepter. Mais la réalité est bien plus complexe et dépasse ce que nous pouvons comprendre en tant que simples visiteurs. C’est un pays de contrastes extrêmes, avec ses forces et ses faiblesses, comme tous les pays de notre monde.

Si vous n’avez jamais mis les pieds aux Etats-Unis et si vous êtes comme je l’étais, c’est-à-dire, appréhender les américains, vous pouvez y aller sans crainte, il suffit de garder le sourire et de dire « hello, how are you doing? » et avec notre fameux accent français, il y a de forte chance que la conversation s’engage.
Ne soyez pas surpris si par exemple à la caisse, on vous demande vos projet du week-end, ou un petit commentaire sur vos courses du genre « looks healthy ! ». Ne soyez pas non plus surpris qu’un inconnu vous fasse un compliment sur votre chapeau s’il le trouve beau. De manière générale, il y aura toujours une sympathique attention même si on ne vous connait pas.
Ce voyage m’a confirmé ce que je pensais : l’Ouest des États-Unis est bien plus qu’un décor de cinéma ou une destination touristique. C’est une terre de contrastes, où la nature et l’humain cohabitent dans un équilibre fragile mais fascinant. Et surtout, c’est un endroit où, à chaque virage, la magie opère.

Magnifiques photos et article qui donne envie d’aller ou de retourner dans l’Ouest des USA! Bravo Massi et merci pour ce partage qui exprime vraiment le plaisir que tu as eu de passer autant de temps dans ce magnifique pays. Je t’envie! 😉🤩
Merci beaucoup Katia, ton commentaire me fait très plaisir. Si jamais tu envisages d’y aller, n’hésite pas si tu as des questions 🙂
A très bientôt
Merci beaucoup pour cet article qui donne vraiment envie de découvrir l’Ouest Américain ! Un rêve de longue date pour la photographe amateure que je suis, qui malheureusement ne pourra certainement pas se réaliser car je ne parle pas anglais !! Merci beaucoup.
Merci beaucoup pour ton commentaire 🙂
Rien n’est impossible, avec les applications actuelles de traduction, tu peux t’en sortir facilement 😉
Si ça t’intéresse, j’ai écris un article sur ma méthode pou rapprendre l’anglais et qui m’a servis pour préparer ce voyage car j’étais hyper nul il y a quelques années : https://photographevoyageur.fr/2023/12/22/pourquoi-il-est-primordial-dapprendre-langlais/