Je dis souvent qu’après chaque voyage, je reviens changé, pas totalement, mais je remarque toujours un petit changement dans mes habitudes, surtout après un long voyage de plus d’un mois dans un pays avec une culture et des habitudes de vie complètement différentes de la nôtre.
Cela peut être un changement dans ma routine quotidienne, un changement dans mon habitude alimentaire, ou même plus philosophique : ma vision de la vie et du monde.
La remise en question
Être coupé de mes habitudes et de ma routine pendant un long voyage me permet de me remettre en question, mais aussi de prendre du recul par rapport à la vie que j’ai lorsque je reviens à une vie « lambda » chez moi.
De manière générale, je fais toujours en sorte que ce changement soit perpétuel. Je veux qu’à chaque voyage, même court, me permette d’apporter quelque chose de meilleur en moi, que je devienne plus efficace, et que j’avance vers une sorte d’idéal.
Je ne voyage pas seulement pour me changer d’air, mais aussi pour en apprendre sur l’endroit que je visite. J’essaie toujours de voir ce que le peuple chez qui je voyage a de meilleur que nous pour l’inclure et l’adopter, que ce soit une philosophie de vie, une avancée technologique ou une pratique sportive. Chaque bonne habitude est bonne à prendre, même la plus infime.
Il y a un mois, j’étais parti en Norvège pendant cinq semaines en van. J’étais loin de tout confort habituel, cela m’a permis d’apprendre à vivre de manière minimaliste. Ce que j’ai surtout remarqué, c’est l’amour des Norvégiens pour la nature. Les Norvégiens adorent la randonnée et vivent près de vastes espaces qui n’attendent qu’à être explorés. J’ai été impressionné par leur loi, appelée « allemannsretten », qui permet à chacun de profiter de la nature, même si elle se trouve sur des terrains privés. Bien sûr, il y a quelques règles à respecter, comme ne pas traverser les clôtures, ne pas entrer dans les champs cultivés, les jardins, les terrains à bâtir ou les zones industrielles. Si on souhaite passer la nuit quelque part en van ou en tente, il faut respecter une distance de 150 mètres des habitations.
C’est vraiment formidable de voir comment les Norvégiens accordent tant d’importance à préserver et respecter la nature tout en laissant la possibilité à toute personne de profiter pleinement de ses paysages.

En regardant les performances des Norvégiens lors des randonnées, je me suis rendu compte qu’ils sont capables de monter aisaiment des pentes qu’ils considèrent comme faciles, alors que ce n’était pas le cas pour moi. Cela m’a fait réfléchir à l’importance d’avoir une bonne condition physique, non seulement pour que je puisse trouver ces randonnées difficiles plus faciles, mais aussi pour vivre le plus longtemps possible en bonne santé. Mon souhait est de pouvoir faire des randonnées et profiter de la nature même quand je serai vieux, et pour cela, prendre soin de mon corps et de ma condition physique est essentiel. C’est pourquoi, en plus du basket que je pratique en club et en compétition, je rajoute une à deux séances de sport et de musculation par semaine chez moi.
Restons dans le même pays, j’ai vu plusieurs Norvégiens plonger dans les eaux froides des fjords et de la mer de Norvège. Avant le voyage, cela me paraissait complètement impossible, mais au bout de quatre semaines, je me suis dit que moi aussi je peux le faire et je l’ai fait. Cela m’a simplement démontré que les blocages viennent juste de la tête et que tout est possible si on se donne le courage et la force de le faire.

Des cultures différentes qui nous ouvrent les yeux
Partir à la rencontre de nouvelles cultures et de personnes différentes est une expérience enrichissante. Cela permet d’élargir notre horizon et d’apprendre de nouvelles perspectives. En mettant de côté nos préjugés et notre peur de l’inconnu, nous découvrons la diversité comme une véritable richesse. En sortant de notre zone de confort, nous remettons en question nos croyances et développons des qualités telles que la tolérance, l’empathie et l’ouverture d’esprit. Il ne faut pas avoir peur de partir à la rencontre des autres et d’explorer de nouveaux horizons, car c’est cette diversité qui rend notre monde si intéressant et vivant.
Voyager permet de se muer, de changer et d’apprécier la vie autrement, comme je le disais dans mon précédent article, le monde irait mieux si nous voyagions tous. Après avoir écrit cet article, je me dis qu’en changeant nos habitudes et nos routines, en prenant des exemples tirés d’autres contrées, et en associant leurs points forts avec les nôtres, cela contribuera à forger un monde plus épanouissant.
Permettez-moi de partager une petite anecdote avant de conclure cet article. Lors d’une conversation avec un habitant du Delta d’Okavango au Botswana, sa surprise était palpable en apprenant que nous ne cuisinions pas au feu quotidiennement, ou du moins, que nous le faisions principalement pour le plaisir lors de quelques barbecues. Pour lui, chaque matin, en se réveillant, allumer un feu est sa première tâche, car sans feu, sa famille ne peut tout simplement pas manger. Rien que de savoir cela, ma vision de cuisiner sur une plaque à induction a changé et je me suis rendu compte de la facilité que j’ai de me préparer à manger. Si une coupure de courant arrivait, je ne rigolerais pas mais je penserai à lui et je ferai en sorte de cuisiner sur mon barbecue en essayant de ne pas me poser de question.
Vous voyez, il s’agit de ces petits détails de la vie que l’on oublie souvent et que l’on considère comme acquis. Si un jour, une panne d’électricité survenait, je pense que nous serions une majorité à paniquer, mais il ne faut pas oublier que d’autres personnes dans le monde vivent avec quasi rien par rapport à nous. Je ne peux qu’être reconnaissant pour le confort de vie que m’offre le fait de vivre en France.

Bonjour Massi,
J’ai apprécié la lecture de ce reportage. Tout simplement parce que, lorsque je voyageais dans ma jeunesse, j’avais une approche similaire à la tienne. J’aimais beaucoup lorsque l’occasion se présentait prendre contact avec l’habitant.
De retour, j’ai toujours considéré que je vivais très bien en France.
Amicalement.
Jacques-Giacomo GHILARDI.
Bonsoir Jacques-Giacomo,
Merci pour ton retour, j’apprécie connaître l’expérience d’autres voyageurs, d’autant plus que nous partageons la même vision.
Au final, je trouve que cela nous fait encore plus apprécier l’endroit où nous vivons. Ou dans le cas contraire, cela nous montre quel routine nous voulons si notre routine actuelle ne nous va pas.
Amicalement,
Massi
Massi, j’ai oublié de te féliciter pour les bonnes résolutions que tu prends concernant la pratique du sport. C’est vraiment idéal pour se maintenir en forme maintenant et plus tard. Profite de la philosophie actuelle. Je vais faire mes 76 ans avant la fin de l’année. Dans ma jeunesse nous n’avions pas les mêmes facilités, toujours les mains en bas du guidon et toujours à fond dans le boulot…
Bonnes fêtes de fin d’année.
J-G GHILARDI.
Merci beaucoup Jacques-Giacomo !
C’est quelque chose qui me tient vraiment à cœur, je ne souhaite pas rater des événements ou des voyages dont je rêve juste pour des problèmes que je peux éviter en m’exerçant dès maintenant.
Bonne fêtes de fin d’année à toi aussi,
A très bientôt,
Massi