J’aimerais vous parler aujourd’hui de l’importance de l’anglais.
Cette langue, aimée par certains et décriée par d’autres, est extrêmement importante ! Dans la suite de cet article, vous comprendrez pourquoi l’anglais est devenu essentiel dans notre société mondialisée et connectée.
Pour un développement optimal du monde, afin de pouvoir construire ensemble en tant qu’humanité, nous avons besoin de parler une langue commune.
Pour cela, il y a eu le grec, puis le latin, suivi du français après la période médiévale par exemple. Aujourd’hui, c’est l’anglais qui prédomine, s’étendant à travers presque tous les coins du monde.
L’expansion de l’empire britannique a considérablement influencé la diffusion de l’anglais. Par la suite, l’influence économique et technologique des États-Unis, particulièrement après la Seconde Guerre mondiale, a renforcé sa prédominance. L’avènement d’Internet n’a fait que consolider cette position dominante dans le monde.
Une langue qui m’intrigue
Mon attrait pour l’anglais a commencé jeune. Je suivais la Formule 1 et la NBA. Cette langue m’intriguait et j’étais souvent frustré de ne pas comprendre les commentaires en anglais, obligé d’attendre la traduction.
Je n’avais pas encore conscience de l’importance de l’anglais à ce moment-là, mais j’ai eu la chance d’avoir eu une enseignante en CM2 qui venait de Nouvelle-Zélande et ne parlait pas couramment le français. Vous verrez dans la suite de cet article que ce détail est important.
En France, l’importance de l’anglais, à mon avis, n’a pas été suffisamment prise au sérieux dès le départ. Tout au long de ma scolarité, à quelques exceptions près, l’apprentissage de l’anglais a été laborieux, avec des méthodes peut-être inadaptées ou un manque de motivation des deux côtés ? J’étais la plupart du temps face à des enseignants qui nous apprenaient l’anglais sans parler anglais, je trouvais cela aberrant, car cela revenait à apprendre l’anglais comme n’importe quelle autre matière sans réellement le pratiquer. Un avis que partageait également une de mes professeurs d’anglais quand un jour on a parlé de cette problématique, elle cherchait à savoir pourquoi les élèves de lycée avaient un si faible niveau d’anglais.
Du collège jusqu’à la fac, j’ai eu quelques fois des professeurs qui étaient vraiment très bons, mais d’une année à l’autre, j’ai également eu en majorité des professeurs avec qui je n’ai fait aucun progrès et ce n’est pas faute d’avoir travaillé et suivi leurs exercices. C’est très dommage car, arrivé à mon premier voyage en terrain anglophone, je me suis rendu compte que je n’étais pas bon du tout. À part pour les conversations de base, je ne pouvais pas approfondir les discussions avec les locaux et j’étais vraiment déçu. J’avais l’impression d’avoir juste appris à comprendre l’anglais écrit au cours de toutes ces années, mais à ne jamais le parler et à l’écouter réellement.
C’est là que je repense à mon enseignante néo-zélandaise. J’ai remarqué que mes progrès significatifs en anglais n’ont eu lieu qu’avec des enseignants parlant exclusivement anglais. Ces moments étaient des heures intensives d’apprentissage réel de la langue, une immersion totale, comme si on entrait dans une ambassade. C’est ainsi que je le voyais et que je le vois toujours.
Face à cet échec, j’ai décidé de prendre les choses en main, de ne plus dépendre du système éducatif pour apprendre l’anglais, mais d’apprendre seul, et de chercher toutes les méthodes pour parler couramment cette langue. Je souhaitais apprendre l’anglais parlé pour discuter avec les locaux, tout simplement.
J’ai tout essayé, j’ai repris mes anciens cours, en particulier pour les verbes irréguliers et la conjugaison, puis j’ai pris des cours en ligne afin de réviser les bases de la langue et d’éviter de faire des erreurs bêtes. J’ai un instant pensé à une école privée, mais j’étais étudiant, je n’avais pas d’argent et je ne voulais pas dépenser tout ce que je mets de côté avec des jobs étudiants dans une école privée pour ne pas pouvoir voyager après.
Ensuite, j’ai entendu parler de nombreux photographes que je suis qui ont amélioré leur anglais en écoutant des podcasts.
Mon trajet quotidien de 40 minutes pour aller et revenir de la fac pourrait me permettre d’avoir jusqu’à 40 minutes d’anglais par jour cinq fois par semaine. Dans tout les cas, ce temps de trajet est perdu à écouter de la musique si je ne faisais rien, autant le « rentabiliser » en apprenant l’anglais. C’est de là qu’a commencé ma routine que je n’ai jamais arrêté. Jusqu’à présent, à chaque aller et retour du travail, j’écoute des podcasts majoritairement en anglais. A cela, j’ai ajouté la lecture de livres en anglais.
Au début, c’était dur car, en plus d’avoir du mal à comprendre et de revenir en arrière plusieurs fois, je me suis rendu compte de la gravité de mon niveau en anglais. Franchement, il n’était pas top.
L’essentiel, c’était de ne pas abandonner, de continuer à écouter et à lire sans relâche. Au bout d’un an, les progrès se faisaient sentir. Ensuite, c’est un cercle vertueux, plus j’écoutais, plus je lisais, plus je trouvais cela facile.
Les podcasts
J’ai mis mon ego de côté et j’ai cherché un podcast anglais pour enfants lors de mes débuts où j’ai commencé comme si je n’avais pas du tout les bases. J’ai tout recommencé à zéro pour réapprendre à nouveau et cela m’a redonné confiance.
J’ai commencé avec Learn English Podcast de British Council. Bien que les premiers épisodes soient simples, ils ont posé des bases solides.
D’ailleurs, quels que soient vos domaines de compétences, pour instaurer une routine, il faut commencer facile pour ensuite complexifier. Ne cherchez pas tout de suite à commencer par le plus dur, vous risquerez d’abandonner.
Le British Council propose également des cours en présentiel à Paris, mais aussi des cours en ligne qui peuvent être pris en charge par le CPF. Quant au podcast, il est totalement gratuit. Il est organisé en différentes séries de plusieurs épisodes que vous pouvez suivre dans l’ordre. Il a l’avantage de parler exclusivement anglais, correspondant exactement à ce que je recherchais. Je voulais que la seule langue entendue dans ma voiture soit l’anglais. Une fois tous les niveaux terminés, je me suis tourné vers d’autres podcasts pour perfectionner mon anglais.
Luke English Podcast a attiré mon attention. Animé par un professeur d’anglais, ce podcast propose des conversations, des cours et des conseils pour apprendre l’anglais. Les épisodes gratuits présentent des discussions exclusivement en anglais avec des invités sur divers sujets, d’une durée allant de 40 minutes à 2 heures. Je me suis très vite pris au jeu, je n’éco ute plus la radio, je reste exclusivement sur le podcast, j’écoute et je réécoute jusqu’à comprendre toute la conversation.
Puis, il y a les épisodes payants (environ 4$/mois pour un accès complet à tous les épisodes), l’animateur du podcast offre un retour détaillé sur les conversations avec des cours de 2 à 3 heures. Accompagnés de documents PDF, ces cours incluent des exercices, des textes à lire et à répéter en même temps que la partie audio. Comme l’auteur de ce podcast le dit souvent, il faut répéter, répéter et répéter jusqu’à avoir mal à la langue. C’est seulement de cette façon que les automatismes se font et s’installent pour parler couramment l’anglais.
J’adore le concept et je continue toujours de suivre ce podcast et je ressens du progrès chaque année. Je ne peux que vous recommander les podcasts de Luke English Podcast.
N’oubliez pas, l’essentiel, c’est d’être en « mode » anglais dès que le podcast commence, il ne faut rien écouter d’autres, pas de musique, pas de dérangement et pas de distraction.
Personnellement, j’arrive très bien à me concentrer en voiture tout en conduisant (ou en étant dans les embouteillages en ville…). À vous de trouver le lieu parfait pour écouter les podcasts si cela vous intéresse.
Les vidéos
On m’a souvent conseillé de regarder les vidéos ou les séries en anglais sous-titré. Cela fonctionne mais à une seule condition : mettre les sous-titres en anglais. Personnellement, je ne vois aucun intérêt à regarder une série anglaise sous-titrée en français. Je n’ai jamais réussi à me concentrer et j’ai l’impression que mon cerveau est concentré sur ce que je lis, il reste en « mode » français et non pas en « mode » anglais que je recherche en apprenant l’anglais. N’oubliez pas ce que j’ai dis plus haut, quand on apprend une langue, notre cerveau doit être absolument tourné exclusivement vers la langue que l’on cherche à comprendre.
C’est pourquoi, quand l’occasion se présente, quand c’est possible de regarder une vidéo en anglais, je mets les sous-titres en anglais tout simplement. Au début, c’est très dur, il faut avoir le courage et le temps de revenir en arrière pour réécouter. J’avais toujours une feuille à côté de moi pour noter et rechercher les mots inconnus. Cette méthode a considérablement amélioré ma compréhension de l’accent britannique et américain.
Tous les services de streaming, y compris Netflix et YouTube, permettent d’avoir les vidéos en version originale avec des sous-titres en anglais. Essayez, les débuts peuvent être difficiles si on n’est pas à l’aise, mais plus on s’exerce, plus cela devient moins difficile jusqu’à devenir facile. L’essentiel est de ne pas abandonner car on ne voit les progrès qu’après plusieurs semaines.
La surprise
Quand je parle de surprise, je parle des personnes que je rencontre à l’étranger qui sont surprises de savoir que nous sommes français et que l’on parle couramment l’anglais. Et ça nous est arrivé plus d’une fois, et même récemment en Norvège. Ils ne loupent aucune occasion pour nous le faire remarquer !
Il faut le savoir, à l’étranger, les Français sont souvent perçus comme peu compétents en anglais et peu enclins à faire des efforts pour l’apprendre. Cette image doit changer, et je suis déterminé à contribuer à cette transformation.
L’anglais est passé au rang numéro un dans le monde, nous n’avons d’autre choix que de l’apprendre si nous souhaitons communiquer efficacement avec des étrangers. Je suis le premier à regretter que le français ne se trouve pas en première position, mais nous devons nous adapter. Je l’ai remarqué, plus je m’améliore en anglais et plus je parle avec les locaux, je n’ai aucune crainte d’aller vers eux, leur parler, les connaitre et de partager des moments mémorables.
Je sais que cela peut être difficile de changer de langue, mais croyez-moi, si vous voulez voyager en immersion dans le pays que vous visitez, il est primordial de savoir à minima faire une conversation, ne serait-ce que pour commander à manger, réserver un bus ou un train. Cela peut faire la différence entre un voyage agréable et un cauchemar en cas de problème.
Attention, je ne prétends pas que l’anglais résoudra tous les problèmes dans tous les pays, mais dans la plupart des cas, vous trouverez toujours quelqu’un qui est capable de parler anglais.
Enfin, je vous conseille, avant chaque voyage, d’apprendre quelques mots essentiels de la langue du pays que vous visitez. Identifiez les mots que vous utilisez le plus fréquemment au quotidien, notez-les et ajoutez leur traduction dans la langue du pays, en n’oubliant pas les formules de politesse. Cette préparation peut considérablement faciliter votre voyage. Si vous avez l’habitude d’acheter des guides de voyage tels que le Lonely Planet ou Michelin, les traductions des mots courants se trouvent généralement à la fin du livre.
Mon prochain défi ?
Ma quête des langues ne s’arrête pas là. La prochaine sur ma liste ? L’espagnol. Une langue que je n’ai jamais eu l’occasion d’apprendre. En une erreur de jeunesse, j’avais opté pour l’allemand comme deuxième langue, un choix que je regrette un peu. Bien que j’apprécie l’allemand, le manque de pratique l’a relégué aux oubliettes. J’aurai dû plutôt apprendre l’espagnol car si je souhaite voyager en Amérique du Sud, cette langue va beaucoup m’aider. Mais je ne m’inquiète pas pour cela, je vais suivre exactement les mêmes étapes que pour l’anglais et j’espère que dans un à deux ans, j’aurais les bases pour pouvoir faire des conversations avec les locaux.
Mon conseil
Dans cet article, je vous ai décrit mon expérience et comment j’ai fait pour apprendre et améliorer mon anglais. Cependant, il n’existe pas de méthode universelle. La meilleure méthode est celle qui vous convient le mieux, c’est vous qui allez la définir, testez tout ce que vous pouvez pour trouver les méthodes de travail et d’apprentissage qui vous conviennent le plus.
Pour cela, vous avez l’embarras du choix, il existe une panoplie d’applications pour commencer. Ensuite, si vous le pouvez, vous pouvez faire des séjours linguistiques plus ou moins longs. Pour moi, il n’y a rien de mieux, cela vous met en difficulté et ne vous donne pas d’autres choix que de vous améliorer.
Je n’oublie pas également l’école, si vous êtes scolarisés ou dans l’enseignement supérieur, travaillez en plus de vos cours pour vous améliorer, regardez des vidéos anglaises sous-titrées en anglais, lisez tout ce que vous pouvez en anglais. Faites de même si l’espagnol ou une autre langue vous intéresse. Soyez en immersion totale quitte à configurer votre smartphone ou votre télé dans la langue que vous voulez apprendre. Faites confiance à vos professeurs d’anglais, travaillez de votre côté pour rendre vos heures de cours plus fluides, et si vous trouvez que vous parlez trop français pendant vos cours d’anglais, forcez-vous quand même à converser et à répondre en anglais, vous verrez, cela changera tout.
Des écoles privées spécialisées dans l’apprentissage des langues, en présentiel ou en ligne, offrent également des solutions adaptées. Il n’y a plus d’excuses pour ne pas apprendre une nouvelle langue.
Vous me direz peut-être qu’il y a des applications qui traduisent en temps réel si besoin ? Cependant, cela peut altérer le charme des conversations, les rendant moins fluides. De plus, la personne en face de vous peut perdre patience en attendant chaque traduction.
Je finirai par un conseil aux parents : si vous souhaitez offrir un avantage à vos enfants pour le futur, initiez-les à l’anglais dès leur plus jeune âge, configurez votre télé ou les dessins animés en anglais. Le cerveau des enfants n’a aucune limite, ils sont capables d’assimiler plusieurs langues simultanément.
Si je vous parle de ce conseil c’est parce que mes parents l’ont fait pour moi. Le français n’est pas ma langue maternelle et je suis arrivé en France qu’à l’âge de 9 ans, cela n’a pas empêché mes parents de me mettre tout ce que je lisais et regardais en français dès mon plus jeune âge. Mes parents m’ont rendu sans le savoir un énorme service car je parlais couramment français et je n’ai eu aucun problème à m’adapter à mon nouvel environnement.